La nourriture comme métaphore de la voix dans Le Bonheur a la queue glissante d’Abla Farhoud

  • Maria Anastasia Geist Université de McMaster

Résumé

Le Bonheur a la queue glissante d’Abla Farhoud donne la parole à la protagoniste, qui ne sait que parler l’arabe et qui est analphabète, afin qu’elle puisse transmettre son expérience et trouver sa voix. Dounia a une forte relation avec la nourriture et elle a substitué la nourriture à l’expression orale pendant une grande période de sa vie. Cuisiner est devenu la contribution de Dounia à sa famille, son moyen d’expression, sa façon de continuer sa culture libanaise et d’y rester fidèle. Pas capable d’enseigner à ses enfants et de les « nourrir » avec la langue, Dounia les nourrit avec des repas. Cette communication propose de démontrer comment Farhoud postule que le langage non verbal peut être aussi important sinon plus que la langue parlée, notamment dans le contexte de l’immigration où la communication est rendue difficile par les différences marquées entre les membres d’une même famille.

Biographie de l'auteur(e)

Maria Anastasia Geist, Université de McMaster
Maria Geist est doctorante à l’Université de McMaster. Elle s’intéresse à la littérature migrante, entre autres sur la question de l’identité et de l’héritage.

Références

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Publiée
2017-08-17
Comment citer
GEIST, Maria Anastasia. La nourriture comme métaphore de la voix dans Le Bonheur a la queue glissante d’Abla Farhoud. ScriptUM : la revue du colloque VocUM, [S.l.], n. 2, août 2017. ISSN 2371-0497. Disponible à l'adresse : >http://scriptum.vocum.ca/index.php/scriptum/article/view/8>. Date de consultation : 19 jan. 2018
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